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Narration interactivePuisque le webdocumentaire fonctionne sur l’articulation de 2 media, quelle est la coordination possible ?

La plupart des webdocs sont conçus semble-t’il sur le “ou”. Vidéo 1 ou vidéo 2. Le témoignage de Martine ou le témoignage de Micheline.

Ce qui n’a évidemment pas de sens, c’est le cas de le dire, pour le webdoc. Ce n’est pas non plus une articulation exclusive du webdoc, on la trouve dans la littérature chez Perec, chez Resnais dans Smoking/No smoking dans une linéarité, qui elle, est déjà une réponse au vide qui peut s’emparer de l’internaute confronté au choix Martine/Micheline.

Que reste-t’il ?

Pas grand chose qui puisse être propre au web. Ornicar se fonde sur la constitution d’une rhétorique lointaine, largement admise et ne donne pas de pistes nouvelles pour une narration en rupture.

“Mais” laisse entrevoir des possibilités à explorer, où l’action de l’internaute viendrait contredire, “polluer”, débattre, insister, triturer le sens qu’on lui propose.

En attendant, c’est sur une conjonction de coordination qui n’existe pas tout en étant parfaitement identifiée que le webdoc peut construire un discours : c’est la libre association.
Laplanche et Pontalis définissent la libre association comme une « Méthode qui consiste à exprimer sans discrimination toutes les pensées qui viennent à l’esprit, soit à partir d’un élément donné (mot, nombre, image d’un rêve, représentation quelconque), soit de façon spontanée ».
On est là, entièrement plongé dans le webdoc puisque confronté aux medias (l’élément donné), on peut trouver par la libre association le moteur du récit. Rendre possible cette libre association, c’est l’enjeu de l’interface du webdoc. Rester sur le possible, c’est fermer la porte.

Construire l’articulation de media sur la possible libre association, c’est redonner le vrai pouvoir à l’internaute, limite un slogan de campagne électorale…

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Webdocumentaire : quelle conjonction de coordination ?

On 20, mar 2011 | No Comments | In Arte | By admin

Narration interactivePuisque le webdocumentaire fonctionne sur l’articulation de 2 media, quelle est la coordination possible ?

La plupart des webdocs sont conçus semble-t’il sur le “ou”. Vidéo 1 ou vidéo 2. Le témoignage de Martine ou le témoignage de Micheline.

Ce qui n’a évidemment pas de sens, c’est le cas de le dire, pour le webdoc. Ce n’est pas non plus une articulation exclusive du webdoc, on la trouve dans la littérature chez Perec, chez Resnais dans Smoking/No smoking dans une linéarité, qui elle, est déjà une réponse au vide qui peut s’emparer de l’internaute confronté au choix Martine/Micheline.

Que reste-t’il ?

Pas grand chose qui puisse être propre au web. Ornicar se fonde sur la constitution d’une rhétorique lointaine, largement admise et ne donne pas de pistes nouvelles pour une narration en rupture.

“Mais” laisse entrevoir des possibilités à explorer, où l’action de l’internaute viendrait contredire, “polluer”, débattre, insister, triturer le sens qu’on lui propose.

En attendant, c’est sur une conjonction de coordination qui n’existe pas tout en étant parfaitement identifiée que le webdoc peut construire un discours : c’est la libre association.
Laplanche et Pontalis définissent la libre association comme une « Méthode qui consiste à exprimer sans discrimination toutes les pensées qui viennent à l’esprit, soit à partir d’un élément donné (mot, nombre, image d’un rêve, représentation quelconque), soit de façon spontanée ».
On est là, entièrement plongé dans le webdoc puisque confronté aux medias (l’élément donné), on peut trouver par la libre association le moteur du récit. Rendre possible cette libre association, c’est l’enjeu de l’interface du webdoc. Rester sur le possible, c’est fermer la porte.

Construire l’articulation de media sur la possible libre association, c’est redonner le vrai pouvoir à l’internaute, limite un slogan de campagne électorale…

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